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It’s a Sin, véritable pépite disponible sur Canal +

Sachez tout d’abord que j’ai eu des frissons au moment de rédiger cet article en repensant à la série. Ceci étant dit, je vous présente It’s a Sin, série que j’estime déjà être mon coup de cœur de l’année.

It’s a Sin est une mini-série composée de 5 épisodes d’une heure et créée par Russel T. Davies. Si son nom ne vous dit peut-être rien, cet homme a repris la célèbre série Doctor Who en 2003 pour la moderniser, et en a même créé un spin-off, Torchwood, en 2005.

It’s a Sin est diffusée depuis le 22 mars dernier sur Canal + et disponible depuis sur MyCanal. La série a bénéficié d’une grosse promotion de la part de la chaîne et c’est pour ça qu’elle a attiré mon attention. C’est ensuite la lecture du synopsis qui m’a convaincue.

Environ 5h de visionnage plus tard, voilà que je prends mon clavier pour vous raconter la claque que j’ai prise en regardant It’s a Sin. Waouh, c’est le mot que j’ai trouvé pour résumer cette série. Simplement : waouh.

It's a Sin, véritable pépite disponible sur Canal +
Ash, Colin, Roscoe, Jill et Ritchie, une amitié à toutes épreuves © Channel 4

Plongée au cœur de Londres dans les années 80

Nous suivons les vies de Ritchie, Roscoe, Colin, Jill et Ash qui s’installent à Londres au même moment et se rencontrent dans un bar gay. Les 4 garçons et Jill, seule représentante féminine, décident de s’installer ensemble et de prendre une maison au cœur de Londres en 1981.

C’est une plongée au cœur de la communauté gay londonienne des années 80. Mais surtout (et il sera finalement le personnage principal de la série It’s a Sin), c’est le début de la découverte du SIDA.

La série dépeint au début une époque insouciante, où il fait bon vivre dans une ville où tout semble possible. Londres, cœur des cités universitaires pour les uns mais aussi, centre des espoirs d’une jeunesse qui rêve en grand, pour les autres.

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Jill et Ritchie qui profitent de leur jeunesse et de leur insouciance – © Channel 4

Les costumes, les décors et l’ambiance réussissent à véritablement ancrer la série dans les années 80. Le réalisme est saisissant. D’autant plus que les années s’écoulent au fur et à mesure des épisodes et que la mise en scène est toujours parfaitement adaptée à son époque.
It’s a Sin embarque le téléspectateur dans les aventures de ces jeunes pour qui tout semble possible mais qui, finalement, vont souffrir d’un mal jusqu’alors inconnu…

Le SIDA comme thème principal de la série

Difficile sujet qu’a choisi d’aborder Russel T. Davies dans It’s a Sin : le SIDA. La série revient d’ailleurs sur les débuts de cette maladie inconnue à l’époque.
Avec un véritable travail de recherche malgré la fiction, It’s a Sin retranscrit avec justesse la réalité lors de la découverte du SIDA. À l’époque on pensait que le SIDA ne touchait que les personnes homosexuelles et particulièrement les hommes. Comme si cette maladie venait “punir” ce qui était considéré comme “contre-nature” dans ces temps-là.

It’s a Sin retrace l’évolution du SIDA : de la découverte et de l’incompréhension face à cette maladie, jusqu’à l’appréhension du VIH, la compréhension de son fonctionnement et surtout son diagnostic.

La série dresse un portrait sans concession des médecins de l’époque et de leur comportement face au SIDA. Mais elle montre aussi la réaction de la population face à la médiatisation de la maladie. On y retrouve un panel assez similaire à ce que l’on peut voir maintenant avec le COVID (si je peux me permettre cette très légère comparaison) : les personnes qui écoutent avec grande attention les informations sur cette maladie, celles qui n’y croient pas et qui pensent que c’est un coup monté, celles qui cherchent à en savoir plus de leur côté…

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Une image pleine de sens… – © Channel 4

Pourtant bien qu’elle traite du SIDA, It’s a Sin réussit la prouesse d’être une série remplie d’espoir. En témoignent parfaitement ces moments hauts-en-couleurs et réjouissants, malgré une trame profondément bouleversante. It’s a Sin est une série qui rend hommage à la jeunesse et particulièrement à la communauté LGBTQI+. Quoi qu’il arrive, au visionnage de la série vous ne resterez pas de marbre.

It’s a Sin, chef-d’œuvre d’émotions

It’s a Sin est bluffante d’authenticité. Elle reprend tout d’abord cette méconnaissance et découverte de la maladie : la peur qui régnait à l’époque car on ne savait pas comment on pouvait contracter le VIH. De ce fait, de nombreuses personnes ont été placées à l’isolement et y sont mortes, parce que les médecins étaient persuadés que comme il s’agissait d’un virus, la maladie était extrêmement contagieuse. On y voit le désespoir face à une maladie que l’on ne comprend pas, qu’on ne sait pas encore diagnostiquer et encore moins combattre. Mais on y retrouve aussi la lutte, la lutte des proches pour que les malades soient bien traités et surtout sortis de cet isolement.

On y retrouve également le sentiment de honte qu’avaient les personnes qui étaient contaminées par le virus du SIDA. Ce besoin de ne le dire à personne, même dans les derniers jours de sa vie. Et pourquoi ? Parce qu’il aurait fallu reconnaître leur sexualité, parce que le SIDA à l’époque était vu comme la maladie du démon. Sentiment de honte également partagé par les familles, qui ne communiquaient à personne les raisons de l’absence d’un proche. Une scène est extrêmement interpellante : on y voit une famille brûler tous les effets personnels d’un de leur proche mort du SIDA, jusqu’aux photos de celui-ci. Témoignage saisissant de la honte et aussi de la méconnaissance par rapport à la transmission de la maladie.

Mais on y voit aussi la vie, l’amour, l’amitié, la dévotion. Il ne faut pas croire que la série est complètement démoralisante, parce qu’elle célèbre aussi la vie et les espoirs de ces jeunes gens. It’s a Sin rend hommage à la passion et à ce feu qui brûlent dans ces 4 garçons et cette fille.

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Jill et Ritchie, des rêves plein la tête – © Channel 4

En bref,

It’s a Sin est une véritable pépite, tant par son scénario original que par sa narration d’un pan de l’histoire que l’on a désormais oublié.
Cette série est une réussite sur tous les plans : les personnages sont merveilleux et singuliers, la bande-son vient rajouter en émotions quand il le faut et en passion et peps dans d’autres moments. Mais la vraie réussite de la série tient au fait qu’elle arrive parfaitement à équilibrer les moments de joie et les moments de tristesse, les moments de peur et les moments de rébellion. L’histoire est sublime, même si elle vous brise le cœur. Il n’existe pas assez de qualificatifs positifs pour réussir à mettre les mots sur une série qui va bien au-delà de ce que l’on pouvait imaginer à la lecture du synopsis.
Il est véritablement impossible de rester de marbre au visionnage de la série. On comprend mieux pourquoi Canal + a mis les moyens pour faire de la publicité à It’s a Sin, parce qu’elle est véritablement saisissante et bouleversante.

It’s a Sin est de très loin la meilleure série que j’aie vue cette année et je pense qu’il va être difficile de surpasser ce coup de cœur en 2021. Je n’aurais qu’une chose à vous dire : allez la voir, elle est sublime.

It's a Sin, véritable pépite disponible sur Canal +
L’émotion et l’amitié indéfectible de Jill et de Roscoe – © Channel 4
It’s a Sin, une saison (terminée), disponible sur MyCanal
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